La rémunération des cadres en 2009

Maintien du pouvoir d’achat : la priorité de 90 % des cadres

L’Observatoire Cegos publie sa nouvelle enquête sur la rémunération des cadres: 157 DRH représentant 61 700 cadres et un échantillon national représentatif de 600 salariés ont ainsi été interrogés entre septembre et octobre 2009.

+ 2,4 % d’augmentation des salaires des cadres prévue en 2010

L’année 2009 a indéniablement marqué un recul des augmentations des cadres. Les augmentations moyennes des cadres en 2009 se situent en effet à +2,5 %, contre +3,6 % en 2008. Notons que 37 % des cadres affirment n‘avoir bénéficié d’aucune augmentation cette année ; ils n’étaient que 19 % dans ce cas en 2008. Les DRH interrogés confirment cette tendance pour 2010 avec des hausses salariales moyennes de +2,4 %.

En revanche, les cadres sont partagés sur la perte du pouvoir d’achat : 44 % pensent que ce dernier s’est dégradé en 2009 contre 55 % en 2008. Et si les salaires ont augmenté plus rapidement l’année dernière, il faut préciser que l’inflation était alors bien plus forte (+2,8 %) que cette année (-0,2 % à fin octobre 2009). Michel Fourmy, Manager du pôle Ressources Humaines de Cegos, note à ce sujet « une tendance à l’hyper sélectivité des augmentations individuelles qui pourrait en temps de crise durable devenir une variable d’ajustement ».

Des cadres confirmés convoités et des budgets de crise pour les jeunes

Concernant les salaires à l’embauche, il apparaît que dans un contexte agité, les entreprises souhaitent investir plus qu’avant pour attirer les cadres confirmés et minimiser les salaires à l’embauche des jeunes diplômés. Concrètement, les jeunes cadres voient leur salaire à l’embauche augmenter de 2,3 % (niveau le plus faible depuis 2004) alors que celui des cadres expérimentés augmente de 2,9 %.

Les cadres accrochés au pouvoir d’achat

73% des cadres pensent qu’il faut adapter la masse salariale en fonction des résultats de l’entreprise. Ils ont bien compris qu’en période de crise, leurs requêtes salariales doivent rester réalistes. Néanmoins, même si l’entreprise est en difficulté, ils ne sont pas prêts à tous les sacrifices. Ils souhaitent avant tout que l’employeur maintienne leur pouvoir d’achat (90 %).

Téléchargez gratuitement les résultats de l'enquête