Utilisez votre DIF pour approfondir la communication interculturelle

Christine HaracheManager Offre et Expertise assistanat et assistanat de direction Cegos

Anne est assistante de direction depuis trente ans dans une grande entreprise multinationale, Robert Bosch France SAS. Les langues allemandes et anglaises font partie de son quotidien. Elle s’est toujours passionnée pour la connaissance de l’autre et plus particulièrement pour la communication interculturelle.

Dans ce billet, elle défend avec brio l’utilisation du DIF pour approfondir sa connaissance de l’autre. 

Pour mieux comprendre l’autre, depuis plusieurs années, j’ai investi mes formations DIF dans la Communication (Process COM®) et l’Interculturel

Vous constaterez que ce billet fait référence de temps en temps à l’Allemagne. En fait, je suis germaniste, ai effectué des séjours prolongés et lu de nombreux articles de presse et livres (1000 pages) pour étoffer mes formations.

Mais l’interculturel concerne bien sûr tous les pays (Américains, Japonais, Suédois, …).

Nous sommes tous concernés par le dialogue interculturel

Chacun d’entre nous baigne dans l’interculturel sans le savoir parfois, on n’échappe pas au  concept de dialogue interculturel. En effet, que ce soit dans les déplacements professionnels ou personnels à l’étranger, la mobilité est présente, on est amené à découvrir l’autre dans toute sa dimension, dans toutes ses différences. Prenez un Allemand : il est si proche de nous par la distance géographique, et pourtant son comportement peut étonner plus d’un !

Il ne doit pas être toujours simple de faire travailler ensemble des cadres d’origines et de cultures différentes ! Cela ne s’improvise pas ! La diversité des cultures peut provoquer des malentendus et des désaccords !

Savez-vous que 70 % des fusions échouent en raison des différences culturelles ? 50 à 60 % des entreprises disent que les différences de mentalité entre Français et Allemands sont source de tensions chez eux. (Source SAM International, JPB Consulting)

S’intéresser à l’autre : un pré-requis indispensable pour bien collaborer

Il convient toujours d’essayer de comprendre d’où vient l’autre, de connaître ses attentes, ses craintes et la façon dont il souhaite travailler. Il ne faut pas hésiter à reformuler surtout si la langue de communication est l’anglais. C’est un pré-requis indispensable.

L’organisation des réunions, les processus de prise de décision ou la relation hiérarchique nécessitent que des règles soient collectivement fixées pour neutraliser les inévitables frictions.

Deux exemples tout simples de la vie courante : imaginez le visage déçu des collaborateurs de mon département : ils avaient participé au cadeau de départ de notre stagiaire allemande. Avec émotion, la jeune femme mettait ses cadeaux de côté sans les déballer : en Allemagne, les présents ne sont pas ouverts, les fleurs ne sont pas mises dans les vases en présence des invités.

Savez-vous qu’en Allemagne, si vous êtes invités à 20h, cela ne signifiera pas forcément pour un dîner. Mieux vaut se renseigner délicatement et parler des coutumes de son pays pour ne pas avoi des crampes d’estomac !

Il est indispensable de s’intéresser à la culture de l’autre, en toute sincérité et sans démagogie.

Rester modeste et se défier des stéréotypes

Je pense que la modestie doit dominer dans le dialogue interculturel. Il convient d’avoir à l’esprit l’écoute en étant attentif aux signes que l’autre vous envoie, la patience et la transparence, penser toujours à négocier plutôt qu’à affronter. Il faut expliquer avec minutie ce que l’on souhaite et où l’on veut arriver afin d’éviter les malentendus.

Il ne faut pas se laisser enfermer dans les stéréotypes, voire la caricature, mais apprendre à les reconnaître et à les apprivoiser. Un Allemand n’est pas forcément « rigide » au milieu de Méridionaux. Il y a aussi la culture du métier ou du secteur, les expériences communes et les styles de management de chaque interlocuteur (introvertis, compétitifs, autoritaires), sans oublier leur type de personnalité (il en existe six, selon le modèle de la Process Com®).

Pour en savoir plus

Ces propos vont vous inciter à toucher le sujet ou l’approfondir grâce à des consultants percutants, intarissables, qui sauront bien mieux que moi répondre à vos questions.

Plusieurs organismes proposent des formations sur  le sujet, je vous invite à consulter leurs programmes sur Internet.

Sites internet :

http://www.executiveplanet.com/index.php?title=Main_Page

http://www.francoallemand.com

www.sam-international.fr

http://www.crossculture.com/main.html

www.world-experts.de/index.htm

www.sabineallemagne.travelblog.fr (blog interculturel de notre fille)

www.travailler-en-suisse.ch

http://www.intercultures.ca/cil-cai/countryinsights-apercuspays-fra.asp

www.diploweb.com

Ouvrages

Gérard Collignon / Comment leur dire / Process COM®) (cf les six types de personnalités)

Béatrice Durand / Cousin par Alliance – Les Allemands en notre miroir (cf couples franco-allemands)

Kai Oppel Business Knigge International, der Schnellkurs – Haufe

Béatrice Angrand - Idées reçues / L’Allemagne

Georges-Arthur Goldschmidt – Quand Freud voit la mer

Greg Nees – Germany Unravelling an Enigma

Jean-Louis de la Vaissière – Qui sont les Allemands ?

Anne.remon@fr.bosch.com

Robert Bosch France SAS

Ecrit par

Christine Harache

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