La prévision de fin d'année : un art difficile

Caroline SelmerManager Offre et Expertise Contrôle de gestion Cegos

« Il n’est pas de vent favorable pour le marin qui ne sait où aller », Sénèque.

La fin d’année approchant, la dernière prévision sur 2012 est particulièrement importante pour anticiper le résultat final. Si le budget représente un "plan de vol", la prévision s’apparente plutôt à un "atterrissage" réussi.

Effectuer une prévision consiste à ré-estimer les résultats financiers probables de fin d’année. La prévision porte sur les volumes, les prix, les postes de coûts contrôlables ou présentant de grandes facteurs de variabilité. La prévision est moins détaillée qu’un budget, ce qui permet de se focaliser davantage sur les priorités et la réponse aux attentes du marché.

Mesurer et analyser l’écart par rapport au budget

Il s’agit de réconcilier les chiffres du budget avec les chiffres à date, et d’identifier et de comprendre les distorsions. Sont-elles liées à la conjoncture (marché, croissance), à la stratégie (acquisition, cession), à des choix stratégiques (produits, investissement) ?

Après avoir identifié les tendances, il y a lieu d’apprécier le "reste à faire" prévu au budget sur les mois restants : est-il réaliste et peut-il encore être optimisé ?

Il incombe au contrôleur de gestion de recueillir l’information nécessaire afin de prendre en compte les évolutions de l’organisation et de l’environnement, notamment auprès du comité de direction.

Déterminer les plans d’action qui contribuent à l’atteinte de l’objectif final

La procédure de suivi des actions en cours, porte sur l’avancement « au fil de l’eau » de chaque action. Lorsque des écarts significatifs apparaissent, tant dans l’avancement proprement dit, que dans les impacts sur les principaux indicateurs, alors de nouvelles actions qui sous–tendent le « stretch » doivent être formulées.

Le contrôleur de gestion se met à l’écoute des opérationnel, les alerte sur les distorsions observées et challenge leurs points de vue et leurs propositions.

Qualifier la marge d’incertitude associée aux estimations retenues

Cette qualification peut être le résultat d’un temps de questionnement permettant d’apprécier les risques, les opportunités, les aléas et tout ce qui impacte les trajectoires. Celle-ci peut également provenir d'un engagement d’un professionnel à caractère technique (à dire d'expert).

Le contrôleur de gestion peut proposer plusieurs scénarii, en valorisant les sensibilités à des variations macro-économiques, et en attribuant une probabilité de réalisation à chaque scénario.

Ecrit par
Caroline Selmer
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