Les fondamentaux de la comptabilité générale
L'écriture et les documents comptables

Le ratio de rentabilité économique (return on capital employed ou ROCE, en anglais) constitue un indicateur de performance financier clé. Il est souvent utilisé au sein des groupes pour évaluer la performance d’une filiale ou d’un centre de profit. Il constitue également un indicateur clé pour les analystes boursiers.
La rentabilité est une notion plus complexe que laprofitabilité. Elle fait référence au rapport entre un résultat obtenu et uncapital investi (ou engagé).
D’un point de vue purement financier, l’objectif d’un investissement, financier ou opérationnel, est de maximiser la rentabilité (création de valeur), ou le retour sur le montant engagé.
On distingue :
Il y a deux approches pour évaluer la rentabilité,
Nous nous intéressons ici à l’intérêt du ratio de rentabilité économique pour suivre la performance opérationnelle d’une activité (groupe, entreprise, centre de profit,..) .
Du résultat d’exploitation est généralement déduit une charge d’impôt sur les sociétés calculée au taux en vigueur sur ce résultat d’exploitation. Calculé après impôt, le taux de rentabilité peut ainsi être directement comparé au coût moyen pondéré des capitaux qui représente l’attente de rendement de l’ensemble des apporteurs de fonds, lui-même calculé après incidence de l’impôt.
Comme pour tout ratio, différents modes de calcul existent :
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De nombreux groupes choisissent ce ratio comme indicateur pour évaluer la performance économique d'ensemble d’une filiale ou d’un centre de profit sur lequel ils fixent un objectif.
Comme l’indique le schéma ci-dessous, ce ratio fait la synthèse de tous les leviers d’action de la performance économique :

Certes, le dirigeant d’une entité au sein d’un groupe a rarement une complète autonomie sur les dépenses d’investissement. Si ces dépenses se décident en lien avec la maison mère, du moins à partir d’un certain montant, le dirigeant de l’entité a toutefois son mot à dire. Il peut également limiter les investissements grâce à différentes actions opérationnelles : maintenance préventive du matériel, organisation des rotations d’équipes, externalisation d’activités non stratégiques consommatrices en capitaux engagés, …
Les charges financières ne sont pas prises en compte dans la mesure du résultat car elles se rattachent pas à la performance économique.
Le ratio de rentabilité économique étant un indicateur« synthétique », il est utile de le décomposer en deux éléments pouren expliquer l’évolution : la profitabilité et la rotation des capitauxengagés.

Ainsi, deux entreprises de secteurs d’activité différentpeuvent avoir une rentabilité économique identique mais l’obtenir différemment :
le schéma ci-dessous indique comment à partir des ratios de profitabilité et de rotation des capitaux employés, le responsable d'une entité opérationnelle remonte aux différents leviers d'action opérationnels permettant d'améliorer la performance économique. Ces leviers d'action opérationnels, très divers dans leur nature, sont spécifiques à chaque activité.

Le responsable d’une entité opérationnelle a souvent des difficultés à comprendre la signification et l’intérêt d'un tel pourcentage qui conditionne pourtant le montant de sa prime de fin d’année. Toutefois, il en comprend généralement facilement l’intérêt après qu’on lui ait démontré que la performance économique est au service de la structure financière.
Le schéma ci-dessous montre en quoi le ratio de rentabilité économique contribue à une meilleure structure financière.

A l’inverse, la dégradation du ratio de rentabilitééconomique se traduit naturellement par une dégradation du ratio de levierfinancier : stagnation ou diminution des capitaux propres, recourscroissant à l’endettement financier.
Le taux de rentabilité économique moyen diffère selon les secteurs d’activité. Le taux de rentabilité d’une entreprise ne peut donc s’évaluer que par rapport aux autres entreprises d’un même secteur. Les critères expliquant les différences de taux de rentabilité sont :

Dans l'exemple ci-dessus, la rentabilité économique de 8% est inférieure à l'attente de rentabilité des actionnaires, par exemple de 15%. La proportion de dettes financières (60%) alliée à un différentiel favorable entre la rentabilité économique et le coûts d'endettement après impôt de 2%, procure une rentabilité des capitaux propres de 17%.
Pour aller plus loin sur cette thématique :
Spécialisé dans la finance d'entreprise, Michel Sion est responsable des offres de formation Trésorerie, Finance, Gestion et Comptabilité pour non spécialistes et Risque client.
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