Relations interpersonnelles : savoir donner des signes de reconnaissance

Jean-Pierre TestaManager Offre et Expertise Cegos

Dans les relations interpersonnelles, les signes de reconnaissance, selon l’Analyse Transactionnelle, sont particulièrement utiles dans les situations dans lesquelles une personne donne du feedback à un interlocuteur. Quand ils sont positifs, les signes de reconnaissance favorisent l’ouverture à l’échange, renforcent la relation collaborative et instaurent un climat de confiance. Ils permettent d’agir sur un levier motivationnel profond de chacun.

Les 4 types de signes de reconnaissance

L’Analyse transactionnelle distingue 4 types de signes de reconnaissance selon qu'ils soient :

  • Positifs ou négatifs : faire un compliment ou une critique négative.
  • Conditionnels / Inconditionnels :

S’ils sont conditionnels, ils sont centrés sur des faits précis, des comportements dans une situation précise. Ils concernent le Faire, c'est-à-dire les actions que la personne mène ou l’Avoir, ce que la personne possède.

Inconditionnels, ils sont centrés sur la personne elle-même, ses qualités ou ses défauts. Ils sont relatifs à l’Etre de la personne dans sa globalité. Par exemple : « je vous apprécie », ou « je ne peux pas vous voir ».

La reconnaissance : un besoin vital

Les signes de reconnaissance obéissent à une règle humaine fondamentale : mieux vaut un signe de reconnaissance négatif que pas de signe de reconnaissance du tout. Autrement dit : tout sauf l’indifférence.

La soif de reconnaissance est un besoin vital. Vincent Lenhardt (1) parle de « survie psychologique » tant ce besoin est fondamental ; un enfant n’hésitera pas à faire une bêtise même s’il doit se faire réprimander par ses parents s’il a le sentiment qu’ils ne font pas assez attention à lui. Un adulte qui se sent mis à l’écart d’une réunion de travail peut mettre en place des stratégies plus ou moins conscientes pour se faire remarquer en tapotant son stylo contre la table, ou en renversant son verre.

Comment donner des signes de reconnaissance ?

Pour qu’il soit efficace, un signe de reconnaissance doit être :

  • Sincère,
  • Approprié à la situation,
  • Dosé,
  • Fondé sur des faits quand il est conditionnel,
  • Adressé rapidement,
  • Adapté à la personne.

Comment gérer les signes de reconnaissance ?

C’est Claude Steiner (2), un proche d’Éric Berne (3) et un pionnier de l’analyse transactionnelle, qui a énoncé les cinq règles qui régissent l’économie de la reconnaissance :

  1. Demandez des signes de reconnaissance dont vous avez besoin.
  2. Donnez des signes de reconnaissance positifs et négatifs en évitant les signes de reconnaissance inconditionnels négatifs.
  3. Acceptez les signes de reconnaissance inconditionnels positifs, conditionnels positifs et négatifs qui répondent aux critères d’un signe efficace.
  4. Refusez les signes de reconnaissance inconditionnels négatifs et les signes de reconnaissance qui ne répondent pas aux critères précédents.
  5. Donnez-vous des signes de reconnaissance positifs et négatifs en évitant les signes de reconnaissance inconditionnels négatifs.

(1)Ancien président de l’EAT (European Association for Transactional Analysis)

(2) membre fondateur et enseignant de l’Association Internationale d’Analyse Transactionnelle.

(3) Psychiatre américain, fondateur de l'analyse transactionnelle

Ecrit par
Jean-Pierre Testa
Jean-Pierre Testa a eu une première activité en tant que responsable RH. Il a ensuite rejoint le groupe Cegos où il a eu la responsabilité de nombreuses offres de formation notamment celle en management des équipes, coach et consultant en management. Il a également participé à de nombreux ouvrages aux éditions ESF : "Prendre de nouvelles responsabilités – mode d’emploi", "Animer, diriger une équipe", "Managez votre temps et vos priorités", "L’intelligence managériale" et le "Guide du management et du leadership" aux Editions Retz.
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