Recevez notre newsletter Projets
En renseignant votre adresse email, vous acceptez de recevoir tous les mois les derniers articles du Mag Projets Cegos et vous prenez connaissance de notre politique de confidentialité. Vous pouvez vous désinscrire via les liens de désinscription. Vos données personnelles sont utilisées dans le cadre strict de l’exécution et du suivi de votre demande par les services CEGOS en charge du traitement. Elles sont nécessaires à l’exécution de ce service. Elles sont conservées pour une durée de trois ans à compter de notre dernier contact. En application de la réglementation sur la protection des données à caractère personnel, vous bénéficiez d’un droit d’accès, de rectification, de limitation du traitement ainsi que d’un droit d’opposition et de portabilité de vos données si cela est applicable que vous pouvez exercer en vous adressant à CEGOS, DPO- Direction des Systèmes d’Information, 19 rue René Jacques, 92798 Issy-les-Moulineaux. Vous bénéficiez également du droit d’introduire une réclamation auprès d’une autorité de contrôle si nécessaire.

Comment créer un tableau de bord projet efficace ? Étapes à suivre et conseils d'expert

10 février 2026

Le tableau de bord d'un projet est un outil de pilotage visuel qui centralise les indicateurs clés de performance (KPI) pour suivre en temps réel l'avancement, les coûts, les délais et les risques d'un projet.

Il permet aux chefs de projet et aux parties prenantes de prendre des décisions éclairées rapidement en identifiant les écarts entre le prévu et le réalisé. 

Que vous gériez un projet avec la méthode agile ou en mode classique, le tableau de bord devient votre allié pour garder le cap et anticiper les dérives.

Dans ce guide pratique, découvrez comment construire un tableau de bord projet efficace : définition, indicateurs essentiels, étapes de création, modèles gratuits et outils recommandés.

L'essentiel en bref 

Un tableau de bord d'un projet centralise les indicateurs clés de performance (KPI) sur une seule page pour piloter efficacement et prendre des décisions rapides. 

 Ce qu'il faut retenir :

  •  5 à 10 indicateurs maximum pour rester synthétique
  • 6 étapes de création : objectifs → KPI → données → mise en page → outil → animation
  • 3 types d'outils : Excel (débutants), logiciels de gestion de projet (équipes), BI (experts)
  • Mise à jour hebdomadaire recommandée minimum
  • 3 modèles  : modèle 4 cadrans (projets simples), modèle 5 piliers (projets complexes), modèle Agile (sprints)
Notre expert vous recommande :

3h Chrono pour construire son tableau de bord projet

Qu'est-ce qu'un tableau de bord de suivi d'un projet ? Définition

Un tableau de bord projet (ou project dashboard en anglais) est un outil de gestion de projet qui présente de manière visuelle et synthétique les informations essentielles pour piloter un projet.

Il rassemble sur une seule page (ou un seul écran) les indicateurs de performance (KPI) qui permettent de :

  • Suivre l'avancement des tâches et des jalons
  • Contrôler les délais et le respect du planning
  • Surveiller les coûts et le budget
  • Identifier les risques et les points de blocage
  • Évaluer la disponibilité des ressources et la charge de travail

À la différence d'un simple rapport, le tableau de bord projet offre une vue d'ensemble instantanée grâce à des graphiques, des jauges, des codes couleur et des symboles (🔴🟡🟢).

À qui s'adresse le tableau de bord projet ?

Le tableau de bord est destiné à plusieurs acteurs :

  • Les chefs de projet, pour piloter au quotidien
  • Le comité de pilotage, pour prendre des décisions stratégiques
  • L'équipe projet, pour suivre sa contribution
  • Les parties prenantes (clients, sponsors), pour garder une visibilité sur l'avancement

À quoi sert un tableau de bord projet ? 5 bénéfices concrets

Un tableau de bord projet ne se limite pas à afficher des chiffres. C'est un levier de performance qui transforme votre façon de piloter. Voici ses 5 avantages clés :

1. Prendre des décisions plus rapides et éclairées

Sans tableau de bord : Vous passez des heures à compiler des données éparpillées dans 10 fichiers Excel, des emails et des outils différents.

Avec tableau de bord : En un coup d'œil, vous savez si le projet est sur les rails et où concentrer vos efforts. La prise de décision passe de plusieurs jours à quelques minutes.

Exemple : Votre budget affiche du rouge ? Vous identifiez immédiatement le dépassement sur le poste « développement » et réaffectez les ressources avant la fin du mois.

2. Anticiper les risques et éviter l'effet tunnel

Le tableau de bord fait remonter les signaux faibles avant qu'ils ne deviennent des crises :

  • Retard sur une tâche critique ? Alerte orange dès J+2
  • Ressource surchargée ? Visualisation du plan de charge
  • Risque majeur non traité ? Escalade automatique

Résultat : Vous passez d'un management réactif (éteindre les feux) à un management proactif (anticiper).

3. Renforcer la transparence et la confiance

Le tableau de bord crée un langage commun entre toutes les parties prenantes :

  • Le comité de pilotage comprend la situation en 5 minutes
  • L'équipe projet visualise sa contribution à l'objectif global
  • Les clients suivent l'avancement sans bombarder les chefs de projet de mails

Témoignage : « Depuis que nous partageons un dashboard projet unique, les réunions d'avancement ont été réduites de 2h à 30 minutes. Tout le monde arrive préparé avec les mêmes chiffres. » – Marie, Chef de projet IT

4. Améliorer la motivation et l'engagement des équipes

Un tableau de bord bien conçu a un effet gamification :

  • Les indicateurs au vert = sentiment de progression
  • La visibilité des contributions individuelles = reconnaissance
  • La clarté sur les priorités = réduction du stress

Astuce Cegos : Intégrez un indicateur de « satisfaction équipe » (smiley 😊😐😞) pour suivre le moral et détecter les signaux de démotivation.

5. Capitaliser et améliorer vos pratiques

Les données collectées dans vos tableaux de bord deviennent une mine d'or pour :

  • Estimer plus précisément les prochains projets (vélocité moyenne, écarts budgétaires récurrents)
  • Identifier les bonnes pratiques à reproduire
  • Former les nouveaux chefs de projet sur des cas réels

Quand le tableau de bord de pilotage est-il utilisé dans un projet ?

Un bon tableau de bord ne se limite pas à un document Excel ou à une slide PowerPoint. C’est un outil vivant, au cœur des rituels de pilotage.

Dans les projets prédictifs (Waterfall)

Le tableau de bord alimente :

  • Les réunions d’avancement de l’équipe (hebdomadaires),
  • Les comités de pilotage (mensuels),
  • Les revues de phase (lancement, passages de jalons, clôture…).

Dans les projets agiles (Scrum)

Le tableau de bord s'intègre dans les sprints :

  • Daily Scrum pour suivre l’avancement quotidien,
  • Sprint Review pour présenter les résultats,
  • Sprint Retrospective pour identifier les axes d’amélioration.

Le tableau de bord est ainsi un outil de cohésion et de responsabilisation, favorisant la transparence, la confiance et l’engagement collectif.

Lire aussi : Agile, Waterfall, hybride : les critères pour choisir la bonne méthode de gestion

Que doit contenir un bon tableau de bord projet ?

Un tableau de bord projet efficace ne cherche pas à tout montrer : il synthétise l’essentiel.

Le tableau de bord efficace du projet repose sur 3 piliers :

  • Des indicateurs clés, liés directement aux objectifs du projet (au minimum sur la qualité, les coûts, les délais et les risques du projet) ;
  • Une mise en forme claire et visuelle, pour une lecture rapide et sans ambiguïté.
  • Une qualité des données sources et une fréquence régulière des mises à jour.

Les indicateurs clés du projet (KPI)

Le tableau de bord contient entre 5 et 10 indicateurs clés maximum.

Parmi les indicateurs incontournables du tableau de bord citons :

  • Les faits marquants du projet : réalisations, passages de jalons, réalisation de livrables.
  • La qualité et le périmètre : conformité des livrables et évolutions du périmètre du projet.
  • Les coûts et les délais : suivi par rapport aux prévisions.
  • Les risques : identification, impact, efficacité des parades.
  • Les ressources : motivation et disponibilité des équipes.
  • Les points critiques : ce qui nécessite une décision rapide de la gouvernance.
  • Les points clés des prochaines étapes du projet : actions prévues, jalons à venir.

Une mise en forme claire et visuelle

Les bénéfices d’un tableau de bord visuel sont nombreux :

  • Une communication rapide et claire sur l’état du projet,
  • Des décisions plus réactives et mieux éclairées,
  • Une meilleure priorisation des actions,
  • Une mobilisation renforcée autour des objectifs.

Bref, un projet mieux piloté, mieux compris, et mieux vécu.

Notre expert vous recommande :

3h Chrono pour construire son tableau de bord projet

Quelques exemples de représentation et types de graphiques

Le Burndown chart

Le burndown chart est un graphique utilisé en gestion agile pour suivre la progression d’un projet. Il permet de visualiser l’écart entre la trajectoire idéale et l’avancement réel du projet. En abcisse, axe horizontal, on retrouve la quantité de travail restante (en tâches, points ou heures). L'axe horizontal, les ordonnées, représente la quantité de travail à accomplir (jours en général). La courbe descendante en pointillés indique la vitesse idéale à laquelle le travail devrait être accompli. En la comparant avec l'autre courbe qui indique l'avancement réel, on visualise les écarts. Il devient plus facile d'anticiper les retards.

L’écart observé à partir de J4 met en évidence un ralentissement de l’équipe par rapport à la charge prévue.

Le tableau Kanban

Il s'agit d'un outil visuel de gestion des tâches. Il est très utilisé dans les méthodes agiles. Il se compose de colonnes représentant les étapes du flux de travail (ex. : À faire, En cours, Terminé). Les tâches sont matérialisées par des cartes que l’on déplace de gauche à droite à mesure de leur avancement.

L’objectif est de visualiser le travail en cours, limiter le nombre de tâches simultanées dans une même étape (WIP) et améliorer la fluidité du processus.

En regardant ce modèle, on voit une surcharge de cartes dans la colonne "À faire", c'est peut-être le signe d'une priorisation floue. L'accumulation de cartes "En cours"  peut vouloir dire qu'il y a trop de travail lancé. Et le peu de cartes en "Terminé" peut être synonyme de la faible valeur livrée.

 La courbe en S

La courbe en S est un outil de suivi en management de projet qui illustre l’évolution cumulée du projet dans le temps. La forme en "S" traduit la réalité : un démarrage lent (phase initiale), une accélération en milieu de projet, puis un ralentissement en phase de clôture.

Elle représente 3 courbes superposées : 

- La courbe d'avancement théorique du projet en fonction du temps (en rouge)

- La courbe des dépenses réelles du projet en fonction du temps (en violet)

- La courbe de l'avancement réel du projet en fonction du temps (en bleu)

Elle permet de comparer la progression réelle avec la planification et d’identifier rapidement les écarts pour ajuster les actions.

Un décalage entre la courbe d'avancement réel du projet et la courbe des dépenses montre un projet qui avance moins vite que prévu avec des dépenses plus élevées.

La diagramme de Gantt

Un diagramme de Gantt est un outil de planification et de suivi très utilisé en gestion de projet.

Il se présente sous forme d’un calendrier visuel où les tâches sont représentées par des barres horizontales alignées sur une ligne de temps.

Chaque barre indique la durée prévue d’une tâche, ses dates de début et de fin, et peut montrer les dépendances entre les différentes tâches.

Il permet de visualiser l’avancement des tâches, identifier les chevauchements, les retards et ajuster les ressources pour respecter le planning.

Le diagramme des jalons

Un diagramme des jalons (ou diagramme temps/temps) est un outil de planification qui met en avant les points clés d’un projet.

Il représente les dates des jalons clés sous forme de repères sur une ligne verticale de temps, sans détailler toutes les tâches intermédiaires.

Chaque jalon correspond à un événement important (livrable, décision, validation) avec une date précise.

Au cours de l'avancement du projet les dates prévues des jalons clés sont mises à jour. Si les courbes sont horizontales, cela signifie que le projet avance conformément aux objectifs et que les dates des jalons clés sont donc confirmées jusqu'à leur échéance. Des courbes qui dérivent vers le haut montrent des décalages dans les dates prévues des jalons clés. 

Ce diagramme est utilisé pour suivre les échéances critiques, vérifier la cohérence globale du planning et communiquer simplement l’avancement aux parties prenantes.

Type de représentationCas d’usage et exemples
Gestion de l’avancementBurndown chart
Courbes en S
Kanban 
Gestion du tempsGANTT              
Gestion des coûtsBudget prévu par période (mois, année)            
Gestion de la qualité et des objectifsMotivation équipe, satisfaction client ou commanditaire, situation générale sur l’un des objectifs du projet

Gestion des risques          
Matrice de criticité              

Qualité des données et fréquence de mise à jour

La clé d’un tableau de bord efficace est une information juste, régulièrement mise à jour (hebdomadairement) et partagée.

La fiabilité du tableau de bord repose sur la qualité de la source de la donnée.

Pour qu’il reste pertinent :

  • Les informations doivent être exactes, mises à jour et cohérentes,
  • Les échanges doivent se faire dans un climat de confiance,
  • Chaque acteur et actrice doit exercer son devoir d’alerte et bénéficier du droit à l’erreur,
  • L’enjeu n’est pas de pointer les responsabilités en cas de problèmes, mais de trouver des solutions.

C’est cette posture du chef de projet, ou de la cheffe de projet, qui transformera le tableau de bord en un véritable levier de performance collective.

Comment créer un tableau de bord projet ? 6 étapes essentielles

Construire un tableau de bord projet efficace ne s'improvise pas. Voici la méthode en 6 étapes utilisée par les chefs de projet performants.

Étape 1 : Définir les objectifs du tableau de bord

Avant de créer quoi que ce soit, posez-vous les bonnes questions :

  • À qui s'adresse ce tableau de bord ? (équipe, comité de pilotage, client)
  • Quelles décisions doit-il faciliter ? (go/no-go, réaffectation de ressources, ajustement budget)
  • Quelle fréquence de mise à jour ? (hebdomadaire, mensuelle)

Astuce Cegos : Rédigez un mini-cahier des charges pour clarifier les besoins de chaque partie prenante.

Étape 2 : Sélectionner les bons indicateurs (KPI)

Choisissez entre 5 et 10 indicateurs maximum pour éviter la surcharge cognitive. Concentrez-vous sur les KPI qui répondent à vos objectifs :

  • Pour suivre les délais : taux d'avancement, jalons franchis, tâches en retard
  • Pour maîtriser les coûts : budget consommé vs prévisionnel, écart de coût
  • Pour évaluer la qualité : nombre de livrables validés, taux de conformité
  • Pour gérer les risques : nombre de risques ouverts, criticité moyenne

Consultez notre section précédente sur les indicateurs clés pour plus de détails.

Étape 3 : Collecter et structurer les données

Identifiez les sources de données :

  • Outil de gestion de projet (MS Project, Jira, Monday.com...)
  • Fichiers Excel de suivi budgétaire
  • Feuilles de temps des équipes
  • Registre des risques

Point d'attention : Assurez-vous que les données sont fiables, à jour et accessibles. La qualité de votre tableau de bord dépend de la qualité de vos données sources.

Étape 4 : Concevoir la mise en page visuelle

Appliquez les règles de la datavisualisation :

  • Simplicité : 1 page = 1 vue d'ensemble
  • Hiérarchie : placez les KPI critiques en haut à gauche (sens de lecture)
  • Code couleur : 🔴 Rouge = alerte, 🟡 Jaune = vigilance, 🟢 Vert = conforme
  • Graphiques adaptés : courbe en S pour l'avancement, diagramme de Gantt pour le planning, matrice de criticité pour les risques

Utilisez l'outil IMPACT (voir section dédiée plus bas) pour valider la qualité visuelle de votre tableau.

Étape 5 : Choisir l'outil adapté

Plusieurs options selon vos besoins :

  • Excel / PowerPoint : pour des tableaux de bord simples et des photos instantanées
  • Logiciels de gestion de projet : Monday.com, Wrike, Asana (tableaux de bord intégrés)
  • Outils BI : Power BI, Tableau, Google Data Studio (pour des dashboards avancés)

Voir la section complète « Quels outils choisir ? » plus bas pour un comparatif détaillé.

Étape 6 : Animer et faire évoluer le tableau de bord

Un tableau de bord n'est pas un document figé. Pour qu'il reste pertinent :

  • Mettez-le à jour régulièrement (idéalement chaque semaine)
  • Partagez-le lors des rituels projet (réunions d'avancement, comités de pilotage)
  • Sollicitez des retours des utilisateurs pour l'améliorer
  • Ajustez les indicateurs si les priorités du projet évoluent

Résultat attendu : Un tableau de bord qui devient le support de dialogue central de votre projet, facilitant la prise de décision et la transparence.

Pour vous aider à passer de la théorie à la pratique, voici un modèle Excel de tableau de bord projet, prêt à l’emploi.

Exemples de tableau de bord projet 

Pour vous aider à démarrer rapidement, voici 3 exemples de tableau de bord adaptés à différents contextes de projet.

Modèle 1 : Tableau de bord "4 cadrans" (projets simples)

Ce modèle est idéal pour les projets courts (< 6 mois) ou les équipes réduites.

Structure recommandée :

  • Cadran 1 : Avancement général (% de complétion, jalons franchis)
  • Cadran 2 : Suivi budgétaire (coût réel vs prévisionnel)
  • Cadran 3 : Risques et problèmes (matrice de criticité)
  • Cadran 4 : Prochaines échéances (planning 4 semaines)

Exemple de KPI :

  • Taux d'avancement : 67% 
  • Budget consommé : 45% sur 50% prévu 
  • Risques critiques ouverts : 2 
  • Prochains jalons : J-14 avant livraison v1.0

Modèle 2 : Tableau de bord "5 piliers" (projets complexes)

Ce modèle convient aux grands projets (> 12 mois) nécessitant un pilotage fin.

Structure recommandée :

  • Pilier 1 : Qualité & Périmètre (conformité livrables, demandes de changement)
  • Pilier 2 : Délais (diagramme de Gantt, tâches en retard)
  • Pilier 3 : Coûts (courbe en S, valeur acquise)
  • Pilier 4 : Ressources (plan de charge, disponibilité équipe)
  • Pilier 5 : Risques (top 5 risques, parades en cours)

Exemple concret : Projet de refonte SI

  • Qualité : 12/15 livrables validés 🟢
  • Délais : +3 semaines de retard sur planning initial 🔴
  • Coûts : 420 K€ dépensés sur 500 K€ budget 🟢
  • Ressources : 2 développeurs en congés semaine prochaine 🟡
  • Risques : Intégration API partenaire bloquée 🔴

Modèle 3 : Tableau de bord Agile (projets Scrum)

Pour les équipes travaillant en sprints, ce dashboard suit la vélocité et le backlog.

Structure recommandée :

  • Sprint actuel : Burndown chart, story points restants
  • Backlog : user stories priorisées, prochaines itérations
  • Vélocité : évolution sur les 5 derniers sprints
  • Qualité : bugs ouverts vs résolus, dette technique

Exemple de KPI :

  • Vélocité moyenne : 42 story points/sprint
  • Burndown : En avance de 2 jours 🟢
  • Backlog : 87 user stories (3 sprints d'avance)
  • Bugs critiques ouverts : 4 🔴

Bon à savoir : Ces modèles de tableau sont des points de départ. Adaptez-les à votre contexte, votre méthodologie (Waterfall, Agile, Hybride) et aux attentes de vos parties prenantes.

Quels outils et logiciels pour créer votre tableau de bord projet ?

Le choix de l'outil dépend de la complexité de vos projets, de la taille de votre équipe et de votre budget.

Option 1 : Excel / Google Sheets (pour débuter)

 Avantages :

  • Gratuit ou inclus dans Microsoft 365
  • Totale flexibilité de mise en page
  • Idéal pour des tableaux de bord « photo instantanée »

Limites :

  • Mise à jour manuelle (risque d'erreurs)
  • Pas de vision temps réel
  • Difficile à partager en mode collaboratif

Recommandé pour : Petits projets, équipes < 5 personnes, budget serré

Option 2 : PowerPoint / Google Slides (pour présenter)

Avantages :

  • Excellent pour les présentations au comité de pilotage
  • Graphiques impactants
  • Facile à diffuser (PDF)

Limites :

  • Encore plus statique qu'Excel
  • Nécessite de dupliquer les données

Recommandé pour : Rapports mensuels, comités de direction

Option 3 : Logiciels de gestion de projet (pour automatiser)

Ces outils intègrent des tableaux de bord natifs qui se mettent à jour automatiquement en fonction de l'avancement des tâches.

Exemples de solutions :

  • Monday.com : Tableaux de bord personnalisables, idéal pour PME
  • Wrike : Dashboards en temps réel, adapté projets complexes
  • Asana : Suivi visuel simple, parfait pour équipes agiles
  • MS Project : Le classique pour planification Gantt + tableaux de bord
  • Jira : Référence pour développement logiciel et méthodes Agile

Avantages :

  • Mise à jour automatique
  • Vision temps réel
  • Collaboration facilitée (notifications, commentaires)
  • Intégrations (Slack, Teams, Google Drive...)

Limites :

  • Coût (abonnements mensuels)
  • Courbe d'apprentissage
  • Nécessite une connexion internet

Recommandé pour : Projets moyens à grands, équipes distribuées, besoin de traçabilité

Option 4 : Outils Business Intelligence / BI (pour les experts)

Pour des besoins avancés de datavisualisation et d'analyse prédictive.

Exemples :

  • Power BI (Microsoft)
  • Tableau Software
  • Google Data Studio

Avantages :

  • Dashboards interactifs très puissants
  • Connexion à multiples sources de données (ERP, CRM, Excel...)
  • Analyses prédictives (IA)

Limites :

  • Complexité technique
  • Coût élevé
  • Nécessite des compétences data

Recommandé pour : PMO, portefeuilles de projets, grandes organisations

Notre conseil Cegos

Commencez simple. Un bon tableau de bord Excel vaut mieux qu'un dashboard complexe mal utilisé. Puis évoluez progressivement vers des outils plus automatisés quand vos besoins grandissent.

Découvrez comment utiliser l'IA pour créer des tableaux de bord projet dans notre formation dédiée.

Les limites du tableau de bord projet (et comment les dépasser)

Aussi puissant soit-il, le tableau de bord n'est pas une baguette magique. Voici ses principales limites et comment les atténuer.

Limite 1 : C'est une photo instantanée, pas un film

Un tableau de bord Excel ou PowerPoint fournit une vision figée à l'instant T. Entre deux mises à jour, la réalité du projet peut avoir changé.

Solution : Optez pour un logiciel de gestion de projet qui met à jour le dashboard en temps réel dès qu'une tâche est marquée terminée.

Limite 2 : Il manque de détails pour le travail opérationnel

Le tableau de bord synthétise l'essentiel. Mais les membres de l'équipe ont besoin de bien plus d'informations pour exécuter leurs tâches au quotidien.

Solution : Le tableau de bord s'adresse aux décideurs (chefs de projet, comités de pilotage). Complétez-le par des outils opérationnels pour l'équipe : plan de charge détaillé, Kanban, backlog Scrum...

Limite 3 : Il peut être manipulé ou mal interprété

Un risque passe du rouge au vert ? Est-ce réellement résolu ou juste minimisé pour « verdir » le tableau ? Les indicateurs peuvent être subjectifs sans règles claires.

Solution : Définissez des critères objectifs de validation pour chaque KPI. Exemple : « Un jalon est validé uniquement si le livrable est approuvé par écrit par le client. »

Limite 4 : Il nécessite une discipline de mise à jour

Un tableau de bord obsolète est pire que pas de tableau du tout : il génère de mauvaises décisions.

Solution :

  • Automatisez au maximum la collecte de données
  • Fixez un rituel hebdomadaire de mise à jour (tous les lundis matin)
  • Désignez un responsable du tableau de bord

Bonne pratique Cegos : Lors du comité de pilotage, affichez systématiquement la date de dernière mise à jour du dashboard. Cela crée une saine pression pour maintenir les données fraîches !

Un outil pour évaluer la qualité de votre tableau de bord : l'outil IMPACT

Avant de finaliser votre tableau de bord, passez-le à la loupe avec la checklist IMPACT :

  • Information : une seule idée par visuel
  • Minimalisme : supprimer le superflu
  • Palette : 2 à 3 couleurs maximum, cohérentes
  • Axes : toujours les expliciter et mettre les échelles
  • Contexte : titre et légende explicites
  • Test : faites valider le tout par un non-expert
Notre expert vous recommande :

3h Chrono pour construire son tableau de bord projet

En résumé

En choisissant les bons indicateurs, en animant les bons rituels et en favorisant la transparence, le chef de projet transforme son tableau de bord en un allié stratégique.

Le tableau de bord projet est bien plus qu’un instrument de mesure, c’est un outil de management, de communication et de cohésion.

Le plus important n’est pas la forme du tableau, mais la valeur qu’il apporte au pilotage collectif du projet.

FAQ

Vos questions sur le tableau de bord projet

Combien d'indicateurs faut-il mettre dans un tableau de bord projet ?

Entre 5 et 10 indicateurs maximum, selon la complexité du projet et l'audience.

Trop peu d'indicateurs (< 5) : Vous risquez de passer à côté d'informations critiques.
Trop d'indicateurs (> 15) : Le tableau devient illisible et perd son utilité de synthèse.

Règle d'or : Si votre tableau de bord ne tient pas sur une seule page (ou un seul écran), c'est qu'il y a trop d'informations. Priorisez !

À quelle fréquence faut-il mettre à jour le tableau de bord ?

Cela dépend de la durée et du rythme du projet :

  • Projets courts (< 3 mois) : Mise à jour hebdomadaire minimum, voire quotidienne pour les équipes Agile (Daily Scrum)
  • Projets moyens (3-12 mois) : Mise à jour hebdomadaire + version consolidée mensuelle pour le comité de pilotage
  • Programmes longs (> 12 mois) : Mise à jour mensuelle au niveau macro, hebdomadaire au niveau des sous-projets

Point d'attention : Un tableau de bord avec des données vieilles de plus de 2 semaines perd toute crédibilité.

Un tableau de bord Excel suffit-il ou faut-il un logiciel spécialisé ?

Ça dépend de votre contexte :

Excel/PowerPoint suffisent si :

  • Projet simple (< 20 tâches, < 5 personnes)
  • Budget limité
  • Pas besoin de collaboration temps réel
  • Mise à jour manuelle acceptable

Un logiciel s'impose si :

  • Projet complexe (> 50 tâches, > 10 personnes)
  • Équipe distribuée (télétravail, multisite)
  • Besoin de vision temps réel
  • Multiples projets à piloter en portefeuille

Conseil Cegos : Commencez simple avec Excel. Si vous passez plus de 2h/semaine à mettre à jour manuellement le tableau, c'est le signal pour passer à un outil automatisé.

Qui doit mettre à jour le tableau de bord projet ?

Le chef de projet, ou la chef de projet, est le responsable final du tableau de bord. Mais il ne doit pas être le seul contributeur !

Modèle collaboratif recommandé :

  • Chef de projet/cheffe de projet : Consolide les données, anime le tableau, analyse les écarts
  • Membres de l'équipe : Mettent à jour l'avancement de leurs tâches
  • Contrôleur de gestion : Fournit les données budgétaires
  • Risk manager : Alimente le registre des risques

Bonne pratique : Automatisez au maximum la remontée d'informations (intégration outil de gestion de projet → dashboard) pour que le chef de projet se concentre sur l'analyse, pas la saisie.

Peut-on avoir plusieurs tableaux de bord pour un même projet ?

Oui, et c'est même recommandé ! Un même projet peut nécessiter plusieurs vues selon les audiences :

  • Tableau de bord opérationnel (pour l'équipe) : Focus sur l'avancement quotidien, les tâches en cours, les blocages
  • Tableau de bord tactique (pour le chef de projet) : Vision d'ensemble sur qualité/coûts/délais/risques
  • Tableau de bord stratégique (pour le comité de pilotage / direction) : Indicateurs macro, ROI, alignement stratégique

Astuce : Partez d'un tableau de bord unique détaillé, puis créez des « vues filtrées » adaptées à chaque audience. Les bons logiciels permettent de personnaliser l'affichage sans dupliquer les données.

Avez-vous trouvé cet article utile ?
Ecrit par

Emmanuel Chenevier

Emmanuel Chenevier, manager offre et expertise Management de Projet & Innovation chez Cegos, est un acteur de référence dans le domaine du management de projet et de l’innovation. Fort de 20 ans d’expérience dans le développement de nouveaux produits, notamment dans l’aéronautique, il a construit une expertise unique allant de la stratégie d’innovation à la mise sur le marché. Spécialiste des pédagogies innovantes et multimodales, il conçoit et anime des dispositifs de formation à fort impact pour renforcer l’agilité et la capacité d’innovation des entreprises. Co-auteur de La Boîte à outils de la créativité (Dunod), il met son savoir au service du développement des compétences et de la réussite durable des organisations. En savoir plus

Recevez nos newsletters

Formation, Management, Commercial, Efficacité pro

Abonnez-vous