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Si le manager est un pilier, une référence pour son équipe, il est également un influenceur. En plus de donner du sens, organiser et décider, son rôle est de faire progresser ses équipes.
Adopter la posture de manager coach, c'est jouer de son influence pour aider ses collaborateurs à devenir plus autonomes, plus à même de changer dans leurs comportements et leurs pratiques professionnelles.
Le rôle de manager coach se construit de façon temporaire et adaptative : par rapport aux situations rencontrées, aux personnalités à gérer et aux problématiques à résoudre.
Le rôle, doit être explicité à l’équipe, comme faisant partie des régles de vie. Il est stratégique d’être clair sur sa posture. On doit également donner le cadre : dans quels contextes va-t-on accompagner, avec quelles modalités, quel timing ?
Dans la relation de coaching avec le collaborateur, il faudra savoir être ferme sur le cadre et souple sur les contenus.
La démarche de progrès sera « contractualisée » avec le collaborateur, sans avoir réellement d’intention pour l’autre. On travaillera à se libérer de la culture de « l’échec ou succès ».
Ce rôle, implique d’accepter l’inconnu, les évènements non prévus, et de les utiliser pour nourrir le travail de coaching. Même si on a un axe d’objectif, on ne peut préjuger du résultat.
La posture de manager coach passe d’abord par la capacité à écouter, une écoute dynamique qui mène le collaborateur à identifier son besoin de changement et à prendre du recul sur les situations qu’il vit.
En adoptant une attitude de soutien, il s’agit de questionner pour permettre à son interlocuteur de faire émerger la solution.
Ceci implique la confiance en l’autonomie de l’autre, et la capacité à se distancier du réflexe de « super-manager » qui résout les problèmes et suggère les solutions. L’enjeu est de permettre à son collaborateur de se révéler et de prendre confiance. Ensuite, il faut accepter la remise en cause qui ne manquera pas de revenir en boomerang…
Et ne jamais oublier de faire preuve d’humilité dans cet exercice !
« L’Expérience est une étoile qui n’éclaire que soi-même »
Lao Tseu
Il s’agit d’apprendre les outils du coaching pour pouvoir les utiliser : donner du feed-back, analyser une demande, pratiquer l’écoute attentive, se garder des interprétations biaisées, enfin, susciter chez l’autre l’envie de changer (de comportements ou d’habitudes).
Etre à son aise dans ce rôle implique une capacité à prendre du recul sur ses propres pratiques et à améliorer la connaissance de ses propres fonctionnements.
Le coach est un guide, pas un tuteur, il fait partie du processus, mais n’en est pas le leader, il faut apprendre à garder la juste distance. Pour cela il est conseillé d’être soi-même accompagné par des pairs pour revisiter et valider ses pratiques.
Enfin, il faut clôturer symboliquement la phase de coaching "apprendre à donner et recevoir des feed-backs" sur le processus et les résultats.
Je fais un lien avec le mythe d’Icare et de son malheureux père Dédale. Malgré toutes ses mises en garde, Icare a volé trop près du soleil… Le rôle du manager coach est d’influencer et non de donner des directives même bienveillantes. On espère apprendre à l’autre à regarder différemment son environnement, c’est suffisant !
Pour aller plus loin sur cette thématique :
Opération impossible